(nouvelle) La revanche des iotas

Rue de Villiers


Cette ville de Levallois Perret devrait être connue pour deux choses. Son nombre incroyablement haut de restaurants japonais, tous tenus par des chinois après trop de scandales liés à l’hygiène et l’énorme bâtiment de la DGSI ex-DCRI, le contre-espionnage français qui se trouve rue de Villiers.

En dedans d’un de ces restaurants, fréquents sur la rue de Villiers, assis à une toute petite table comme seule Paris sait en offrir, ou on s’étonne que deux personnes peuvent partager un repas en ayant chacun une assiette, un homme moyen de corpulence moyenne était là mangeant ses sushis et buvant un thé vert avec une théière aussi authentique que l’accent japonais du patron, qui était de canton. Ce dernier détail avait d’ailleurs été relevé par un collègue de cet homme moyen quand il avait dit “Il est nippon ni mauvais, mais quand on est con c’est pour la vie”.

Cet homme moyen s’appelait Louis Dumont. Il avait 50 ans, et plus de 25 ans de boutique. Derrière ce physique passe-partout se cachait un homme brillant et ce qui était rare assez politique pour ne pas passer à la trappe. Son costume gris sombre devait avoir une dizaine d'année, mais se portait encore assez bien, même si cela faisait quelques années qu'il ne pouvait plus le fermer, une brioche légère ayant pris la place nécessaire. Ses chemises étaient toujours blanches avec l'extrémité des manches un rien usée mais c'était l'avantage du blanc, on voit moins l'usure sur le blanc. Seule sa cravate changeait... En début de semaine c'était toujours les cravates que son ex-femme lui avait offertes, mais le vendredi c'était sa cravate fétiche, certainement l'une des plus laides pour une personne qui avait du goût... Elle était tellement laide, qu'elle n'avait jamais été à la mode à aucune époque, et pourtant c'était de la soie, mais de la soie peinte.... certainement une chute un accident, ou l'opérateur devait être ivre.

Il avait lu en 2010 plusieurs publications de management qui étaient revenues sur ce qu’on appelait le management dysfonctionnel. En résumé le facteur politique était devenu si dominant que la compétence opérationnelle et la compréhension du métier était secondaire. L’autre effet de ces jeux politiques c’est qu’il y’avait eu une inflation des managers intermédiaires hauts. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cela avait aussi été le cas dans les services de l’état, et si la compétence du sujet n’était plus nécessaire pour les hommes politiques, et de manière visible, cela était aussi devenu le cas pour les serviteurs de l’état.

Non ! Impossible de ne pas relier ces deux faits.  Quand les politiques s’heurtaient à des serviteurs compétents ils devaient faire face souvent à des critiques des oppositions voir des refus… Si le politique forçait la décision, et si cela lui pétait à la figure, il ne pouvait pas reporter la responsabilité sur un fonctionnaire compétent, ce dernier ayant documenté son avis s’opposant à la décision du politique, et même sous la protection du secret-défense, cela se savait. Alors les politiques se sont mis à favoriser les fonctionnaires soumis et de fait capable de renoncer à toute compétence opérationnelle.  On avait aussi des commissaires et généraux sans troupe mais avec des machines à café à gérer…

Et Comment beaucoup de l’ancienne génération Louis Dumont regrettait cet état de fait, mais il faisait avec. Son équilibre entre compétence opérationnelle extrême et adaptation aux jeux politiques le rendait indispensable autant que détesté par la jeune génération.

Seulement aujourd’hui il était heureux, et pourtant il n’y avait pas de quoi. Le secrétaire d’état américain John Kerry avait accusé la France d’espionner les hommes d’affaire étrangers en visite dans l’hexagone.  Ce que ne savait pas la presse, c’est qu’il s’agissait d’abord d’une négociation entre les USA et la France. La réalité était simple : Les services français espionnaient aussi des PME françaises à la demande de grands groupes nationaux soit pour faciliter des opérations d’achat, en fragilisant les entreprises avant de les absorber, soit en pillant leurs technologies. La raison était assez pragmatique : Faute de moyen officiel suffisant eu égard à l’ensemble des menaces à gérer certains au sommet avaient décidé de vendre leurs services au CAC 40 en échange de moyens matériels souvent inaccessibles normalement, et qui ne passaient pas par les appels d’offre habituels.

 Toutefois les américains, à cause d’un simple portable non crypté perdu par un ministre, avait eu l’information… Leur accusation était juste un « nous savons, mais on est gentil on ne dit pas tout ! Discutons… » Même si discuter avec les américains consistait plus souvent à négocier comment on formulerait une soumission totale.

 Pas acceptable pour Louis Dumont qui détestait le manque de moyen que donnait le politique. Entre les djihadistes, les opérations de contre ingérence, ou encore les tentatives de liquidation d’opposants politiques souvent devenus français, mais pas protégés en tant que tel, les besoins étaient énormes. Mais l’argent allait en priorité pour le confort des politiques sans parler de l’avion présidentiel ou autre arrangement de ce genre. Pire il devait supporter les propos idiots, selon lui des BOBO. L’argent pour l’éducation pas pour l’armée… Mais on avait besoin de militaire et de policier particulièrement bien instruits. Il fallait de l’argent pour l’armée, la police et l’éducation.

A la fin de son repas, Il finissait son douzième sushi miniature, il trouvait cela étrange comme certains sushis étaient finalement si petits…quand on les comparait à ceux qu’on mange dans de vrais restaurants japonais. C'était petit, la tranche de saumon à peine plus grande qu'un pouce, recouvrant une boule de riz qui ne sentait pas le jasmin, ni même le riz. Il était là dans son costume pas cher usé, dans sa tristesse lié à sa compréhension d’un monde de plus en plus laid. C’était à pleurer, mais son job c’était sa vie. Pas par patriotisme, un peu pour le service public, mais parce que c’était son shoot cérébral, un moyen d’exploiter sa capacité à analyser des systèmes et mélangeant autant l’humain que la technologie, les opérations, l’engagement. C’était sa drogue.

Seulement une drogue dure, il faut croire. Une partie du travail consistait à agir contre les ingérences  de certains pays du Moyen-Orients, certains ennemis, d’autres « amis ». Cela consistait à intercepter des équipes présentent soit pour faire pression sur des réfugiés, des membres d’une famille d’un opposant, ou plus rarement à liquider une personne. En général cela se passait assez bien… Les services étaient efficaces éviter la plus grande casse. Au-delà des difficultés opérationnelles liées à certains manques de moyens, il devait gérer deux difficultés supplémentaires : Certaines cibles étaient des français, naturalisés… En cela à certains niveaux ils étaient de fait considérés comme des sous-citoyens « Cela ne nous concerne pas c’est un syrien.»… Une préférence nationale de fait. Mais ce qui était le plus difficile à accepter, même si des années de service l’avait habitué à en voir des vertes et des pas mures, c’était que certains politiques collaboraient avec les pays commanditaires de ces opérations soit en mettant des bâtons dans les roues des services concernés soit en remontant des informations contre rémunération, et cela à tout niveau, et en cela la France ne faisait pas exception avec d’autres pays.

Une bonne nouvelle avait été les conséquences d’un attentat qui avait pris pour cible des dessinateurs d’une revue satyrique, Bravo Hebdo… Les tueurs avaient été suivis longtemps, mais le manque de moyen et une logique comptable avait fait que la surveillance avait été arrêtée. Derrière cela il y’avait eu un audit qui avait sortie des analyses de couts et d’efficacité, de quoi faire hurler l’ancienne génération, mais très à la mode dans la nouvelle génération de « managers » du renseignement. Résultat, chaque risque était évalué et en fonction d’un système de point le capital argent et temps consacré à chacune était fixée. La procédure pour changer l’évaluation était très formalisée, et basée uniquement sur des critères informatiques objectivées. Difficile de mettre en équation l’instinct qui certes peut se tromper, mais qui fait parfois des miracles et des succès. Cela avait eu le mérite de permettre au moins au patron de la DGSI de « négocier » avec le politique…. Et débloquer des moyens bien plus conséquents.

Ne pas s’ennuyer avec la politique et s’amuser encore plusieurs années, grâce à cela, au moins jusqu’à la retraite.

Le pirate


Réservé, en retrait, Jeremy était un développeur normalement doué mais sans plus, ni de gauche ni de droite, il n’avait aucune agressivité contre ce monde. C’était le monde, rien de plus. S’il était au mieux maladroit dans ses interactions sociales, il aimait les gens, tout en les évitant. Mais il avait pour certaines choses une intelligence exceptionnelle : une capacité à analyser un système quel qu’il soit, informatique, humain, de manière instantanée, s’accrochant de manière obsessionnelle à toute incohérence. Il voyait littéralement les systèmes. Sa synesthésie, faisait qu’il voyait  tout système dans l’espace vivant, des cubes des rubans des lignes qu’il appelait « vecteurs », comprenant autant l’ensemble que les détails mais surtout les interactions entre chaque acteur, les ressemblances, les analogies.

Obligatoirement, pendant des années il subissait sa différence sans se soucier des conséquences, même si cela l’isolait un peu, ce qui finalement ne le dérangeait pas…. Mais après une rupture amoureuse, qui lui semblait totalement illogique, il avait commencé une thérapie comportementaliste. Et il apprit, il apprit le langage du corps humain, à ressentir les émotions correctement, à devenir empathique…. Le premier bénéfice de cela fut qu’il eut une meilleure vie sociale, il se découvrit gentil. Mais cela fut vite envahissant.

Manifestement son autisme le protégeait des incohérences humaines si blessantes… Il en fut attristé à un point qu’il est difficile pour une personne normale de comprendre. Pour lui les relations humaines se réduisaient trop souvent à un gâchis énorme qui avec juste un peu d’écoute de communication pourrait être évité. Mais le plus difficile était cette impression que les gens de blessaient en se balançant des vérités sur des petits faits… Difficile à comprendre quand pour lui les gens étaient par nature si incohérents si pleins de contradiction, ce qui ne donnait aucun sens à ces conflits.

Après un certain temps, Il en avait conclu que les gens devraient plutôt partager leurs émotions, leurs espoirs passés et déçus, leurs espoirs futurs et surtout essayer de se parler au bon moment au bon endroit et avec gentillesse. Il en était arrivé à penser que l’éthique était la clé : Pas l’éthique limitée à « ne pas faire à autrui ce qu’on ne veut pas qu’on vous fasse » mais une éthique de l’entre-aide de la bienveillance de l’empathie.

Ne pouvant nier sa profonde nature, sa compétence professionnelle, sa prédisposition à être dans la franchise absolue, ne pas avoir de filtre, mais aussi savoir garder les secrets, tout cela l’avait amené à travailler dans des domaines de plus en plus spécifiques et confidentiels. Son patron aimait à rappeler que la NSA était le plus grand recruteur d’autistes au monde, même si cela donnait l’impression qu’il parlait plus d’ordinateur que d’humain…. Sauf qu’il ne travaillait pas à la NSA, et qu’il était vu comme une sorte de martien, détesté par énormément de collègue. Il était ce qu’on appelait un analyste, un peu spécial par sa nature, mais aussi par ses « missions ». De développeur informatique, il était devenu analyste qui était parfois envoyé sur le terrain. C’était une nécessité pour lui de voir en « live » les choses pour comprendre le système qu’il devait analyser.

Cela l’avait amené à des situations assez surréalistes. Il était civil, plutôt fluet physiquement, et il était parfois littéralement transporté par des para-commandos. Il avait repris le logo de son « employeur » et avait des centaines de chouettes en peluche, en photo, chez lui. On aurait pu le qualifier d’espion, mais lui se pensait juste comme étant un technicien de l’intelligence, rien de plus…. Tous les matins il arrivait à 7h au bureau, en Belgique à Evere, tout près de l’OTAN, et d’une société privée appelé Unisys… il aimait bien ce nom.

Il aimait son travail, il savait que cela était utile, et pourtant à force de voir les coulisses les politiques, les jeux politiques, il avait développé une profonde nécessité de changer le monde, en mieux. Il était un des Anonymous les plus actifs et efficaces…. Sans que personne ne le sache, pas même ses employeurs, … Pensait-il.

Jeremy avait pensé plusieurs principes de base pour survivre en tant que hacker.

Il s’était d’abord intéressé à la magie, et à sa composante clé : détourner l’intention. Partir du principe qu’il serait forcément un moment détecté comme potentiel agresseur, et donc tout mettre en œuvre pour appliquer des stratégies équivalentes à celles utilisées par les magiciens.

Paraître au plus minable que possible en se créant un personnage basé sur lui mais exagéré. Cela impliquait un alias, un double virtuel de lui construit autour de ses défauts naturels. Pas de meilleur mensonge qu’une vérité exagérée.

Jouer sur le comptable ! Il avait appris de l’intérieur que le meilleur ami de l’ennemi était le comptable. Augmenter les dépenses potentielles de celui qui vous traque, si ces dépenses n’apportent rien, était la meilleure stratégie pour se débarrasser de toute surveillance.

Et la règle dort : Plus on vise une cible importante plus de temps on doit passer à paraître minable à faire des attaques minables voir à juste faire semblant et se « la pêter » sur des communautés en ligne.

Comme cela on a toutes les chances de paraître un mec pathétique minable auprès des « surveillants » et être classé comme un « sans risque ».

Ils avaient développés plusieurs outils informatiques. Il détestait le « cloud ». Il pensait que les entreprises qui y allaient ne faisaient que donner leurs informations à leurs concurrents US. Ce n’était pourtant pas compliqué à comprendre. La NSA fait du renseignement concurrentiel pour les entreprises américaines. Quand on utilise un cloud domicilié en Irlande, les données ne sont certes pas accessibles par le FBI, argument utile que pour les entreprises américaines qui ne se privaient pas de cela. Mais par contre la NSA ne se privait pas de récupérer ce qu’elle voulait.

Le contre argumentaire des pro-clouds étaient qu’on ne mettait pas de données sensibles. Mais c’était ignoré un principe de base de l’intelligence : Si on a accès qu’à ce qui entoure un secret, on a une grande partie du secret. Si on dispose des informations sur le personnel, les commandes de fournitures, etc…. Il n’était pas très difficile de déduire qu’elle était les domaines de recherche et développement d’une entreprise.

Par contre les clouds étaient une bénédiction pour cacher des données critiques pour les pirates de tout bord. Jeremy avait créé son propre système de stockage de données. Il découpait un fichier crypté en plusieurs millions de parties qui étaient envoyées sur différents cloud gratuits dans différents pays avec différentes législation et en prenant des pays qui s’opposaient politiquement pour freiner toute coopération. Chaque morceau était dupliqué cent fois, pour permettre une reconstruction de ses archives même si un des fournisseurs de cloud tombait.

Quand il était enfant il avait été marqué par un épisode de Colombo ou une personne avait caché un enregistrement pour se protéger s’il se faisait tué. L’Internet le cloud rendait cela encore plus possible. Son truc était d’avoir plusieurs sites internet développé en plusieurs langages qui vérifiaient son activité Facebook. S’il n’avait plus d’activité Facebook suivant certains patterns, certaines habitudes, le programme envoyait chaque jour des morceaux de ses archives à différents journalistes de différents pays. C’était sa protection ultime.

Et ses archives étaient riches d’information sans pour autant n’avoir rien venant de son emploi. Il visait les politiques le corporatisme le lobbying. Ceux qu’il pensait à tort ou à raison responsable de temps de malheurs.

Devenir empathique avait été un bonheur mais aussi une malédiction. Même si il savait qu’il ne changerait pas le monde, il pensait qu’il devait agir…. Parce qu’il le pouvait… et puis intellectuellement c’était amusant.

Et il n’avait pas peur de mourir… Pensait-il...

Le fantôme


Imaginez qu’on puisse avoir un programme qui continue à faire vivre votre profil Facebook, un programme assez intelligent pour imiter vos réactions personnelles, vos gouts et même l’évolution possible de votre personnalité. Avec on aurait l’impression d’avoir créé une sorte d’immortalité…

2 ans auparavant, un chercheur français travaillant à New York pour IBM sur un projet d’intelligence artificielle avait fait cette expérience. Si en apparence il allait bien il était en phase terminal d’une tumeur maligne dans son cerveau, inopérable… Cette homme brillant, voyez paradoxalement sa puissance de raisonnement et sa capacité de travail augmenter, de manière incroyable….

Il coda, développa, dissimula son programme dans un super calculateur ou le projet Watson se construisait… Noyez dans des millions de ligne de code, il avait créé un fantôme,  le fantôme de sa personnalité numérique.

En plus de son passé, le souvenir douloureux de son fils, il avait mis en mémoire des émotions positives et négatives, des souvenirs, des associations de mots et d’émotions… Il avait modélisé ce qu’il aimait chez les gens, ce qu’il n’aimait pas.

Il avait créé un ensemble de code qui mélangeait du déterminisme des modèles mathématiques de la logique floue du hasard, et même le monitoring de cœurs sur plus d’un an (les battements).

En final après avoir enregistré ses espoirs déçus et passés il avait codé ses espoirs futurs pour en faire une sorte de consigne mêlant les lois d’Asimov, une forme d’éthique de l’hédonisme et son espoir dans un monde libertaire et plus humain.

Sa dernière touche avait été de faire un programme qui produisait des peintures et compositions graphiques d’une l’aideur… Certainement le process le plus proche de ce qu’il était réellement, homme sans aucun talent artistique…. Brillant mais avec les pires gouts du monde.

Il avait dit au revoir à ses collègues qui savaient pour sa maladie et était partie dans une forêt avec une connexion internet… Et depuis son profil vivait dialoguait avec ses amis, ses proches,…. Et pourtant ce n’était plus lui qui était derrière le clavier…. Mais son fantôme…

Le fou 


A force d’aller sur Internet, Auguste L était devenu un accro aux complots… Il naviguait ainsi de site en site pensant acquérir la preuve d’un propos via une autre référence sans se soucier de la qualité même de la source… Le complot américano-sioniste il y croyait. La démocratie il était contre et préférait une dictature Platonique (Bienveillante).

Bien sur ses proches auraient pu expliquer que ses divorces au nombre de 3, il avait été blessé voir abimé. Et c’était le cas…. Mais en fait dans sa tête il avait toujours été ce qu’il est. Mais jeune, il faisait semblant, pensant à juste raison que cela l’isolerait socialement d’affirmer ses idéaux, qui était profondément raciste haineux et méchants ….

Son secret était qu’il aimait cela…. Et qu’à force de jouer une personne qu’il n’était pas, cela le fatiguait, le pire revenait à la surface, et finalement cela cassait ses couples, ses relations amicales.
Après son troisième divorce, et son licenciement, il était décidé à se faire connaitre du monde entier, à nettoyer ce monde de ce qu’il détestait, à marquer l’histoire. Il voulait exister.

Une de ses passions était les scènes de déminage dans les films…. Cela n’avait pas de sens d’avoir des bombes avec des trucs du genre fil vert fil rouge. Par essence une bombe ne devait pas être découverte, et donc cela n’avait pas de sens de piéger sa bombe contre un démineur…. Sauf si l’intention était de tuer des démineurs ou de jouer avec les forces de l’ordre tant pis si cela tuaient des gens.

Il avait acheté quelques électroniques faciles à programmer… Une sorte de mini PC appelé RaspBerry pi. Une simple carte électronique peu coûteuse, qui était aussi puissant qu’un PC des années 2000 avec des entrées sorties des capteurs. Deux cartes Raspery quelques composants additionnels cela lui avaient coûté moins de 300 euros.

Pour les explosifs il avait trouvé une recette sur le web. Il l’avait testé et cela marchait très bien…. Son plan était simple. Il voulait s’en prendre au ministère de l’intérieur (qui lui avait retiré ses points de permis)… Son idée était d’avoir une fausse bombe très réaliste qui serait détecté et donc traité par la police, et une vraie bombe, une camionnette remplie du même explosif que pour Oklaoma City. La vraie bombe communiquerait avec la fausse continuellement. Quand la fausse serait neutralisé, faute de communication, la vraie se déclencherait….

Tout était OK. Il n’attendait plus que le grand jour….. Son psy serait fier de lui.  Il le sera car juste après il le tuera après avoir raconté son œuvre. Ce n’était pas difficile il était déjà avec lui… Attaché dans le cave…. Ha Ha on verra qui c’est le fou le paranoïaque, le mytho…. Ha Ha !

Auguste L était de bonne humeur et mit une chanson du fou chantant « Et Boum quand mon cœur fait BOOOOM »…..

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Quand Google fait un KIT AI hyper débutant !!!

50 niveaux de RaspBerry Pi

Netflix AlphaGo - le documentaire à voir absolument