Les chroniques de l'intelligence artificielle n°4 - La réalité augmentée dans l'atelier



Une camionnette d’intervention d’urgence d’une société de Télécom (cela aurait pus être pour l’électricité ou le gaz) arrive sur un incident majeur. Le stress est intense d’autant que de nombreux clients ne sont plus connectés.

L’ouvrier sort de sa camionnette avec sa tablette d’intervention, une tablette dans un boîtier industriel durcis disposant de sondes pour prendre des mesures (intensité, tension, signal)

Commençant son diagnostic, le machine learning de l’ordinateur central, oriente le technicien, faire les possibilités de pannes les plus probables, en fonction de la localisation de l’installation, des historiques d’intervention, et des prochains maintenances prédictives.

En suivant ses consignes le technicien va plus directement au but….Renseignant automatiquement, via la tablette et les sondes, l’intelligence artificielle de maintenance, qui adapte la stratégie de diagnostic …. Mais le machine learning est avant tout axé sur des probabilité ….

Mais le talent de la véritable intelligence artificielle se révèle quand on l’associe à l’expérience humaine collective mais aussi individuelle. Le technicien, un vieux de la vieille, sentait que cela n’allait pas dans la bonne direction… L’intuition, trop souvent sous-estimée par la rationalité omniprésente de notre monde. Le technicien dit :

  • “Désolé mais là je ne le sens pas” 
  • “Je pense que c’est surtout un problème de cable abimé, sur la dorsale principale” 

La reconnaissance vocale (qui utilise de l’intelligence artificielle pour prendre en compte le contexte et l’utilisateur) traite sa remarque et dit dans l’oreillette du technicien.

  • “C’est peu probable, moins de 1% de chance, mais vos intuitions sont bonnes à plus de 50%”
  • “OK, alors je vérifie” répondit le technicien 
  • “OK, merci de mettre votre casque de réalité augmentée pour que je filme la procédure”. 
Le technicien s’exécuta sur le champs. ET commença à suivre son instinct… En fouillant dans la boîte à câbles il finit par trouver un connecteur ancien, et visible oxydé et abimé …. Il le démonta.

De retour dans sa camionnette, il posa la pièce douteuse sur son atelier. Il laissa la caméra de ses lunettes de réalité augmentée visualiser la pièce. Derrière, de l’intelligence artificielle, du deep learning sur TensorFlow, tenta de reconnaître la pièce…. l’IA trouva deux possibilités. L’IA proposa une méthode simple pour identifier la pièce. Tapez dessus avec un tournevis … le son fut analysé par le microphone du casque de réalité augmentée. La pièce était enfin identifiée.

Comment la réparer ? L’IA proposa la documentation de la pièce, mais plus important, une vidéo pilotable par la voix… Le technicien avait filmé son investigation suivant son instinct. Tous les techniciens filmaient leurs actes d’inspection et de maintenance. Cela constituait une banque de connaissance en vidéo hallucinante en taille. A côté de la pièce, une vidéo montrant chaque étape de la maintenance était incrusté dans le champs de vision de l’opérateur.

La réparation fut faite, l’IA appris un nouveau cas atypique.


Jérôme Fortias




PS : L’IA a tendance à consolider un consensus, des cas les plus probables… Hors certains humains sont plus douées en suivant leurs intuitions. En évaluant la qualité des intuitions de chacun, on peut parfois renoncer à la rationalité probabiliste, pour valoriser l’intuition humaine qui est une forme d’intelligence non formalisée.

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